How francophone African countries rely on university incubators

Comment les pays africains francophones s’appuient-ils sur les incubateurs universitaires, contrairement aux pays anglophones?

One of the major indicators of a strong startup ecosystem is the number of incubators. They are important because they help startups and entrepreneurs to develop their businesses by providing them with a full range of services including financing, training and capacity building, and office spaces. Mostly initiated by for-profit venture capital investors, entrepreneur/tech philanthropists, successful businessmen, and sometimes government programs, we also witness an increasing number of incubators which are part of university entrepreneurship programs. These university incubators (incubateure de l’education supérieure) support registered university students who are potential entrepreneurs. These students benefit from training in product design and design thinking, elementary programming classes, entrepreneurship training and leadership development, personal development, website design — in short, a wide range of skills and classes, which might not be available in a regular incubator.

University incubators train potential startup founders when they are still in the ideation stage. Of course, these incubators also help in refining students’ ideas, provide mentorship, assist in startup registration at no cost (patents or licenses), as well as offer funding support, promotion, hackathons, and the opportunity to connect with like-minded people.

It is, therefore, no surprise that university incubators are gaining ground and are developing into an active part of the wider African startup scene. At times, they even sponsor other incubators within the ecosystem as a part of their community development goals.

Looking at Africa as a whole, we observe that English-speaking African countries rank the highest regarding the number of incubators on the SFI. Good examples are Cape Town and Johannesburg, scoring 23.97 and 34.94 respectively. However, there is often an inverse correlation with respect to the entrepreneurial culture in the city. In the current context, African universities play a major role in the development of startups as they act as ecosystem builders. Some general differences exist between English-speaking university incubators and French-speaking universities. Incubators in English-speaking countries like the Stellenbosch University’s incubator “LaunchLab” (South Africa) and CD4Lab incubator at the University of Nairobi (Kenya) support their local startup ecosystems by producing research, knowledge and talents that are influenced by the needs of society. However, compared to French-African countries, the entrepreneurial culture is rarely achieving a high ranking in these countries. A great illustration of this can be seen in the SFI domain comparison between South African cities and Senegalese cities. While South Africa has an Entrepreneurial Culture SFI score of 43.66, Senegal scores 78.31. This results in a significantly lower enrollment in these South African incubators, compared to incubators at Senegalese universities. At the same time, the government creates supplementary incubators that have the status of both university and state-sponsored incubators that will meet the needs of young entrepreneurs.

As mentioned before, French-speaking African countries mostly adopted the French university system. This results in francophone African countries relying more on university incubators than their English-speaking counterparts. The French education system is filled with state universities, private tertiary institutions and business schools which have a particular reputation for business and entrepreneurship. These business schools like HEC, EMlyon, Montpellier Business School, and Kedge are not only ranked among the best in the world but also have renowned incubator programs. Unsurprisingly, business school incubators have also been initiated in most French-speaking African countries, as is the case in Senegal, Cote D’ivoire and Cameroon. Taking bi-lingual Cameroon as a case study, we see that at the two state English-speaking universities (University of Buea & University of Bamenda) there are no incubators and a very limited focus towards entrepreneurship. However, at the French-speaking university of ENS Yaoundé (extension of the University of Yaoundé) there is an incubator called “The Technipole Sup Valor”.

Despite these fundamental differences, we should not underestimate the number of university incubators that exist in English-speaking countries. However, from our observation, they are relatively new and blend into the already existing startup hubs.

 

Comment les pays africains francophones s'appuient-ils sur les incubateurs universitaires, contrairement aux pays anglophones?

Le nombre d’incubateurs est l’un des principaux indicateurs d’une scène de startups forte. Ils sont si importants qu’ils aident les startups, les créateurs de projets ou les entrepreneurs individuels à développer leurs activités en leur fournissant une gamme complète de services et de soutien, notamment un financement par capital-risque, une formation et un renforcement des capacités, ainsi que des espaces de bureaux, pour n’en citer que quelques-uns. La plupart du temps initiés par des investisseurs en capital-risque à but lucratif, des entrepreneurs/technologues philanthropes, des hommes d’affaires prospères, et parfois même par des programmes gouvernementaux comme au Sénégal, il existe un nombre croissant d’incubateurs qui font partie des programmes universitaires d’entrepreneuriat. Ces incubateurs universitaires de l’enseignement supérieur ont la particularité de former des entrepreneurs potentiels qui sont des étudiants universitaires inscrits dans des universités. Ces étudiants bénéficient de formations telles que, entre autres, la conception de produits et la réflexion sur le design, des cours de programmation élémentaire, une formation à l’entrepreneuriat et le développement du leadership, le développement personnel, la conception de sites web – en bref, un large éventail de compétences et de cours qui pourraient ne pas exister dans un incubateur normal.

En outre c’est là que réside l’avantage des incubateurs universitaires, car ils forment les propriétaires potentiels de startups lorsqu’elles sont encore en développement ou juste au stade de l’idéation. Les autres offres proposées par les incubateurs universitaires comprennent l’affinage des idées des étudiants, le mentorat, l’enregistrement gratuit de la startup (brevets ou licences), le soutien au financement, la promotion, les hackathons et les défis, ainsi que les possibilités mises en place pour les mettre en relation avec des entreprises existantes.

Cela étant, les incubateurs universitaires en Afrique gagnent du terrain et forment une partie active des hubs et des scènes de startups des villes africaines. Parfois, ils ne se limitent pas aux étudiants universitaires, mais travaillent également pour le développement communautaire en parrainant d’autres incubateurs au sein de l’écosystème.

Néanmoins, si l’on considère le continent africain; nous remarquons que les pays africains anglophones sont les mieux classés au regard du nombre d’incubateurs sur le SFI. A titre d’ exemple celui de Cape Town et de Johannesburg, qui obtiennent respectivement 23,97 et 34,94. Cependant, il y a souvent une corrélation inverse avec leur culture entrepreneuriale. Dans le contexte actuel, les universités africaines jouent un rôle majeur dans le développement des startups vu qu’elles agissent comme des bâtisseurs d’écosystèmes. Il existe quelques différences générales entre les incubateurs des universités anglophones et ceux des universités françaises. Les incubateurs des pays anglophones, comme l’incubateur “LaunchLab” de l’Université de Stellenbosch (Stellenbosch, Afrique du Sud), l’incubateur CD4Lab de l’Université de Nairobi (Nairobi, Kenya) soutiennent leurs écosystèmes locaux de startups en produisant des recherches, des connaissances et des talents qui sont influencés par les besoins de la société. Cependant, la culture entrepreneuriale n’est pas souvent plus importante dans ces pays que dans les pays de l’ Afrique francophone qui ont une grande culture entrepreneuriale. La comparaison du domaine SFI entre les villes sud-africaines et les villes sénégalaises en est une excellente illustration. Alors que l’Afrique du Sud a un score SFI entrepreneurial de 43,66, le Sénégal obtient un score de 78,31. Il y a donc une chance de désintérêt ou de faible inscription dans ces incubateurs. En comparaison avec les incubateurs dans les universités sénégalaises où il y a une inscription massive et en même temps le gouvernement crée des incubateurs supplémentaires qui ont le statut d’incubateurs universitaires et d’incubateurs sponsorisés par l’Etat qui répondront aux besoins des jeunes entrepreneurs.

Ainsi, les pays de l’ Afrique francophone se sont largement inspirés du système universitaire français, comme nous l’avons déjà mentionné. Dans ce cas, il existe une particularité qui fait que les pays africains francophones s’appuient davantage sur les incubateurs universitaires que leurs homologues anglophones. Le système éducatif français est composé d’universités d’Etat, d’institutions tertiaires privées ainsi que d’écoles de commerce qui ont une réputation particulière en matière de commerce et d’entrepreneuriat. Ces écoles de commerce comme le HEC, EMlyon (ayant un campus au Maroc), Montpellier business school (ayant un campus au Sénégal), Kedge (ayant un campus à Dakar) ne sont pas seulement classées parmi les meilleures au monde mais ont aussi des programmes d’incubation renommés. A cet égard, l’aspect des incubateurs des écoles de commerce a également été initié dans la plupart des pays, comme c’est le cas au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun francophone. En outre, le Cameroun pourrait être considéré comme étude de cas ,sachant que c’est une parfaite illustration du système éducatif francophone et anglophone. Dans les deux universités étatiques (Université de Buea & Université de Bamenda), il n’existe pas d’incubateurs mais seulement une attention très limitée à l’entrepreneuriat mais i des incubateurs existent à l’université francophone de l’ENS Yaoundé (extension de l’Université de Yaoundé) appelés “Technipole Sup Valor“.

Malgré ces différences fondamentales, nous sous-estimons le nombre d’incubateurs universitaires qui existent dans les pays anglophones. Cependant, d’après l’observation, ils sont relativement nouveaux et agissent comme un grand mélange pour accompagner le nombre de hubs déjà existants dans ces pays car ils ont beaucoup plus de hubs que les pays d’Afrique francophone.

 


Junior Program Coordinator

Tanyi Franç-Martial serves as a research project assistant at the Data lab. Hailing from Kumba, Cameroon, he has been living in Berlin since 2021. With several years of working experience in a number of African countries, he adds value to the team with his knowledge of the African economic ecosystem. With various experience in sectors such as digital transformation, academic research, growth and development economic policy, he is currently preparing his Thesis towards a masters degree in international and development economics at HTW (University of Applied Sciences) Berlin.

Franç is the principal author of the empower #2 magazine (Senegal)


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